
Il se relève et tous plongent
leurs regards dans celui du « Père Noël Kanak ». Les applaudissements
retentissent, leurs yeux brillent, la coutume prend fin. Les Kanaks remercient le groupe d’avoir traversé l’océan
pour venir à leur rencontre, désormais les dionysiens peuvent marcher où bon
leur semble sans craindre d’attiser les regards. Le groupe se sent maintenant
chez lui et est invité à se diriger dans le hall où une table est dressée :
poisson frit, cubes de cerf, brochettes de bœuf mijotées, fromages, sucreries, toutes les saveurs sont au rendez-vous pour éveiller
les papilles des convives. Un accueil des plus chaleureux, une ambiance
conviviale. L’apéritif fini, les échanges sur le
statut de la Nouvelle-Calédonie peuvent commencer.
L’indépendantiste Kanak vêtu de
sa chemise jaune prend place au centre de l’hémicycle.
Sa présence se fait remarquer. Sa grosse barbe blanche recouvre la moitié de
son visage, les yeux sont à peine visibles, mais le regard souriant. L’imposant
Kanak introduit la discussion. C’est le
leader indépendantiste de la province du nord. Il fait parti du PALIKA un
groupe pro-indépendantiste. La restitution des terres de son peuple est un
sujet qui lui tient à cœur, tout comme cela l’était pour le chef Ataï. Il se
bat pour la reconnaissance des siens et revaloriser le terme Kanak. A l’origine
ce mot s’écrivait Canaque, c’était une expression péjorative apportée par les Colons,
qui les comparaient à des sauvages. Ce peuple premier s’est réapproprié ce
terme en guise de fierté.
Aujourd’hui, le combat pour
l’indépendance se poursuit. Depuis 1988, les Kanaks et les caldoches ont comme
projet de travailler, main dans la main, à l’avenir du pays.
Ecrit par Yanis
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